Est-ce que l’endométriose peut se transformer en cancer ?

Autrefois inconnue, l’endométriose est une maladie de plus en plus étudiée dans le monde de la médecine dans l’espoir de venir en aide aux femmes qui en souffrent.

En effet, selon des études 10 % des femmes sont atteintes de cette maladie gynécologique qui engendre des douleurs voire l’infertilité.

Aujourd’hui, la grande question qui se pose aux femmes est de savoir si l’endométriose peut se transformer en cancer.

Est-ce que l’endométriose peut se transformer en cancer

Selon les experts, le risque est très faible.

Seulement un risque de 1 % qu’une endométriose se transforme en cancer

D’après des scientifiques, le risque qu’une patiente atteinte d’endométriose développe un cancer particulièrement celui de l’ovaire est très faible : seulement de 1 %.

À en croire les chercheurs, les lésions d’endométriose peuvent être qualifiées de métastases bénignes.

Toutefois, le risque qu’une endométriose se transforme en un cancer est plus en rapport avec des sous-types très rares de cancers ovariens tels que le carcinome à cellules claires de l’ovaire ou encore l’adénocarcinome endométrioïde.

Selon eux, avant de conclure que le cancer ovarien est engendré par l’endométriose, il faut toutefois que la tumeur lui soit intimement liée.

Le type de la tumeur doit être compatible avec une source endométriale et aucun autre facteur primaire ne doit être soupçonné.

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Des cas bien réels

Même si les cas de cancer émanant d’une endométriose sont très rares, ils ne sont pas moins réels.

Les scientifiques donnent l’exemple d’une patiente nulligeste de 52 ans, préménopausée chez qui ce type de cancer a été détecté.

Initialement hospitalisée pour une thrombose veineuse iliaque droite et ilio-fémorale gauche, une masse annexielle de 20 x 14 x 10 cm, sans ascite, ni implants péritonéaux associés n’a été mise en évidence chez elle par le CT-scan thoracoabdominal.

Son examen anatomopathologique a également révélé un adénocarcinome de type edométrioïde implanté dans tout l’ovaire gauche.

On a aussi remarqué la présence de kyste endométriosique de l’ovaire droit, une hyperplasie atypique de l’endomètre ainsi que des foyers d’adénomyosis du corps utérin.

Au regard de la présence de cellules d’adénocarcinome dans le liquide de rinçage, le cancer ovarien détecté chez cette patiente a été classé en stade FIGO IC (classification des cancers ovariens désignant notamment un cancer limité à un ou aux deux ovaires ou aux trompes de Fallope).

Des pronostics meilleurs et des traitements possibles

Selon les études, le pronostic des tumeurs découlant de l’endométriose est très souvent meilleur que celui des autres types de tumeurs.

Les patientes ayant ce type de cancer sont pour la plupart plus jeunes que les patientes dont le cancer ovarien provient d’autres sources.

Ces patientes ont tendance à développer un adénocarcinome endométrioïde ou un carcinome à cellules claires avec une meilleure différenciation.

Ces patientes répondent par ailleurs beaucoup mieux au traitement.

En effet, il existe des solutions pour venir à bout d’une tumeur résultant d’un foyer endométriose.

La toute première et la plus recommandée est la résection chirurgicale la plus complète.

Le pronostic se base ici sur la présence et la taille de la tumeur résiduelle.

Ces deux données sont essentielles.

Selon les médecins, quel que soit le type de tumeur, une cytoréduction maximale associée à une chimiothérapie d’augmenter la survie à cinq ans (de 2-3 % à 30-35 %).

Des possibilités de prévenir l’apparition de tels cas

Pour les chercheurs, il est bien possible d’empêcher une endométriose se transforme en une tumeur maligne.

Il suffit de faire un traitement adéquat de la maladie.

Lorsqu’elle apparaît pendant la période pré ménopausique, par exemple, le traitement doit consister en l’exérèse chirurgicale complète des lésions visibles.

Dans le cas d’une excision non complète, il s’agira d’un traitement par des analogues de la LH-RH pendant une période de 3 à 6 mois.

Ce traitement sera potentiellement accompagné d’une laparoscopie de second look.

Une hystérectomie et une annexectomie bilatérale sont indiquées en phase péri/postménopausique.

En résumé, il y a 99 % de chance qu’une femme souffrant d’endométriose ne développe jamais un cancer lié à elle.

Cependant les risques n’en sont pas moins réels.

Fort heureusement il existe aujourd’hui des traitements efficaces pour l’endométriose.


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